Susy Desrosiers prend les rênes des Carnets de Dame Plume

Par Marie-Eve Veillette.

Susy Desrosiers, nouvelle propriétaire de la maison d’édition les Carnets de Dame Plume (Photo : gracieuseté)

Si l’on avait prédit à Susy Desrosiers qu’une simple carte d’affaires changerait un jour le cours de sa vie professionnelle, elle ne l’aurait jamais cru ! C’est pourtant ce qui est arrivé à cette coiffeuse de Manseau, qui vient tout juste d’acquérir les Carnets de Dame Plume, une maison d’édition basée à Saint-Norbert-d’Arthabaska.

Il y a trois ans environ, elle s’est retrouvée par hasard avec la carte d’affaires de Réal Dubois, copropriétaire de la maison d’édition, entre les mains. Il était venu reconduire une personne à un examen de la vue au centre optique où elle travaillait à temps partiel.

« Ma collègue les avait accueillis et M. Dubois lui avait laissé sa carte pour qu’elle l’appelle lorsque l’examen serait terminé. À la fin de sa journée de travail, elle m’a donné la carte. Ça faisait longtemps que j’écrivais pour le plaisir, mais je n’avais jamais publié quoi que ce soit. L’idée a fait son chemin », raconte Mme Desrosiers.

Au départ, elle projetait de publier les pièces de théâtre qu’elle écrivait avec son conjoint. Finalement, ce sont ses poèmes qui ont été immortalisés en recueils. Le premier, Au parfum de mes états d’âme, est sorti en 2016, tandis que le deuxième, Quintessence, a été publié en 2017.

Au moment où elle préparait son troisième recueil, Le silence tapageur, la fondatrice de la maison d’édition, Ghislaine Boissonneault, lui a révélé qu’elle souhaitait vendre son entreprise.

Cette déclaration a trotté quelque temps dans la tête de Susy, jusqu’à ce qu’elle lui demande si elle avait trouvé un acheteur. Ce n’était pas le cas. « Je lui ai alors dit que ça m’intéressait. Pour moi, le timing était bon. J’allais avoir 50 ans et c’était le moment idéal pour changer de carrière. Mine de rien, la coiffure, c’est dur physiquement », explique la nouvelle propriétaire, qui fermera son salon le 29 décembre pour plonger à temps plein dans l’édition.

Un domaine qui la passionne au plus haut point. Tellement, en fait, que dès la publication de son premier recueil, elle est devenue membre de l’UNEQ (Union des écrivaines et écrivains québécois), pour ensuite accéder rapidement au poste de déléguée pour le Centre-du-Québec.

« J’ai connu la réalité d’un auteur, avec tout ce à quoi il doit faire face. Maintenant, j’ai la chance de pouvoir reprendre une maison d’édition bien établie dans la région [depuis 2004]. Comme le souhaitent Ghislaine et son mari, je vais continuer [leur œuvre] avec la même philosophie qui en a fait le succès », poursuit Mme Desrosiers.

Les Carnets de Dame Plume est une maison d’édition à compte d’auteur. Son mandat est d’accompagner Monsieur et Madame Tout-le-Monde dans la publication de livres de tous genres, comme des albums de famille, des carnets de souvenirs, des livres de cuisine, des romans, des recueils de poésie ou de nouvelles, des ouvrages pratiques, etc.

En près de 15 ans d’activités, ce sont environ 250 ouvrages qui ont vu le jour grâce à cette maison d’édition. Près d’une centaine d’auteurs y ont fait affaire. Pour assurer la bonne continuité de l’entreprise, une formation de trois mois était incluse dans le contrat de vente. Susy Desrosiers est maintenant fin prête à reprendre le collier. Au départ, elle sera seule, mais son conjoint Alain Lefebvre se greffera à elle dans les prochains mois.

Source: Le Courrier Sud