Recueil « Le silence tapageur »: Susy Desrosiers peaufine son style

Par Marie-Eve B. Alarie.

Susy Desrosiers lance son troisième recueil de poésie intitulé « Le silence tapageur » (Photo : courtoisie)

POÉSIE. L’autrice Susy Desrosiers fait paraître, au cours des prochains jours, son troisième recueil de poésie intitulé Le silence tapageur.

Le « silence tapageur », ce sont ces émotions que l’on enfouit au plus profond de notre être, que l’on refoule, que l’on cache et que l’on passe sous silence et qui, tôt ou tard, refont surface et éclatent, à la fois en nous et autour de nous.

Alors qu’elle se donnait le défi de rendre la poésie plus accessible dans ses deux premiers recueils, Susy Desrosiers s’est gâtée pour ce nouveau recueil. Elle a précisé son style d’écriture et ose davantage les métaphores.

« C’est un style plus imagé. Je pense que j’ai réussi à créer une atmosphère différente. Dans mes deux premiers recueils, mon style était plus terre à terre. Là, je me suis fait plus plaisir et j’ai peaufiné mon style. Les textes sont axés sur l’intérieur et l’imagination », souligne la poète résidant à Manseau.

Susy Desrosiers a également délaissé les rimes pour embrasser la poésie libre dans un style néoclassique. Le silence tapageur s’ancre aussi dans une tendance néoclassique. Ses poèmes s’inspirent de la nature, des relations amoureuses dans tous leurs états, le désespoir, les accidents et le deuil.

« C’est un recueil plus sombre, mais il y a tout de même beaucoup de lumière. Le désespoir et l’ombre m’inspirent davantage. Toutefois, la poésie, ce n’est pas que du noir. J’aime aussi explorer des zones de lumière, et pas que le chagrin », précise Susy Desrosiers.

« La poésie était en moi »

Susy Desrosiers n’a pas un parcours classique en matière de poésie. C’est durant un arrêt de travail que l’ancienne coiffeuse a découvert que la poésie était une partie intégrante d’elle-même.

« J’avais besoin d’écrire et c’est sorti en poésie. Avec la poésie, tu sors des émotions et tu les cibles plus vite, sans s’éterniser comme dans un long récit. Je vais chercher l’essentiel en poésie et ça me libère rapidement. J’aime quand c’est concis, précis et essentiel. La poésie était en moi », raconte-t-elle.

Un livre, un don

Susy Desrosiers souhaitait que son recueil, Le silence tapageur, représente plus qu’une simple lecture. C’est la raison pour laquelle elle a décidé de remettre 3$ pour chaque livre vendu au Comité local de la prévention du suicide.

L’organisme agit principalement à Sainte-Françoise-de-Lotbinière, Fortierville, Parisville et Deschaillons. On peut se procurer Le silence tapageur auprès de la maison d’édition Les carnets de Dame Plume (carnetsdedameplume@gmail.com). Le lancement du recueil se fera ce dimanche (24 mars) à la salle municipale de Sainte-Françoise-de-Lotbinière à compter de 13 h 30.

Source: Le Courrier Sud